vendredi, 06 août 2010

Les hommes et l'avortement

Très peu de recherches scientifiques ont été effectuées sur la question des effets de l’avortement sur les hommes. Pourtant ceux-ci sont souvent dans une situation de grande souffrance.

 Les effets observés sont les suivants :

 1) Les hommes cachent leurs émotions losrqu’ils apprennent que leur compagne est enceinte, lorsque la décision d’avorter est prise et une fois que l’avortement a été pratiqué. Les hommes pensent que c’est alors la meilleure attitude à prendre pour soutenir leurs compagnes rejetant la lourde décision sur les épaules de celles-ci. Ce comportement passif est dû au fait que c’est la femme qui subit les conséquences physiques de l’IVG mais également au fait que c’est la société (personnalités politiques, médias, féministes) qui fait de l’avortement « une affaire de femme ».

 2) Les relations du couple sont effectées par l’avortement. Le taux de rupture suivant une IVG varie de 25 à 70% (études de E. Milling -1975 et Shostak-1984). Les relations physiques dans le couple sont également affectées : la sexualité diminue. L’IVG subie n’est jamais évoquée dans le couple créant des tensions, des non-dits et des souffrances.

 3) Selon une étude faite auprès d’hommes dont la compagne a subi une IVG, 75% d’entre eux ne considèrent pas l’avortement comme un évènement facile à vivre et nient ne ressentir aucun sentiment de culpabilité ou d’oubli. Nombre d’entre eux sont en détresse réelle.

 4) Après un avortement, les hommes ressentent de la culpabilité, de la colère, des remords, de l’anxiété voire de l’angoisse et un grand sentiment de solitude. En effet, aucun programme de soutient psychologique ne leur est proposé (celui des femmes étant déjà rare voire inexistant). Ces sentiments se manifestent par une augmentation des comportements à risque et de la consommation d’alcool ou de drogues (stupéfiants, anti dépresseurs).

 5) Certains sont affectés à un tel point qu’ils développent le « Post Traumatic Stress Disorder » : hypertension, cauchemards, insomnies, perte partielle de mémoire concernant l’évènement traumatique.

 Le traumatisme est donc aussi bien d’ordre physique que psychique et spirituel.

Bien que souvent à l’origine de la décision d’avorter (pressions faites sur la compagne, menaces de rupture), l’homme ne demeure pas insensible à la mise à mort d’un enfant : le sien !

Il est donc urgent de les sensibiliser à l’IVG  en leur montrant l’importance de savoir acceuillir la vie, de la protéger et surtout de prendre ses responsabilités (qui ne résident  pas dans l’utilisation de préservatifs ou de contraceptifs).

Dr. Catherine T. Coyle “Men and Abortion : Finding Healing, Restoring Hope”

Traduit de l’anglais par Sos Tout Petits 38 

 

Commentaires

Clair, net et précis, merci pour cette étude!

Écrit par : Alpin | samedi, 07 août 2010

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